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+ Le Début de l'A

De Pascal Rambert
Mise en scène Julien Bouffier
Création 2002

Le Début de l'A. est un road movie musical à la Mélody Nelson, un fantasme en technicolor, une ode au désir, au bonheur, au début de l'amour.
Entre New-York et Paris, deux amants séparés se sont attendus mille ans. A bord de la Speed Fire décapotable qui file à toute vitesse vers le Sud, ils dévorent la vie à toute vitesse.

Plus qu'un spectacle de théâtre Le Début de l'A. est un morceau de vie que l'on pénètre tous sens en éveil. Il s'adresse aux générations bien vivantes et pleines de ressort.

Vif et urgent à croquer comme une glace qui fond trop vite...

Il réussit à faire entendre une écriture particulière à un public très large. Par un travail d'acteur et de mise en scène sans concession, il fait de la vraie/fausse intimité de Pascal Rambert, le jardin fantasmatique de presque tous (jeunes ou moins jeunes - mais encore vigoureux !).
Il célèbre le bonheur et la spontanéité de l'état amoureux, il est vif et urgent à croquer comme une glace qui fond trop vite.

Écriture métaphorique et crue

Elle trouve son pendant sur scène dans la direction des comédiens, du musicien, dans le choix d'une scénographie bi-frontale intégrant les techniques numériques visuelles et sonores.
Tantôt Alex et Vanessa sont en suspens entre deux sensations de manque, tantôt mordent-ils à pleines dents la chair capricieuse. Ils se sont attendus mille ans. Ils sont là, vrais dans leurs appétits, dans leur corps, dans leurs doutes, dans leurs jeux, dans leurs fantasmes.
La poésie de Rambert est leur langue, elle nous projette sur la ligne « over the Alantic Ocean sur la ligne courbe Barbès Rochechouart, Fulton street Brooklyn… dans la membrane souple blanche et beige, dans la trompe, la queue ou le sexe en érection d'un éléphant… jusqu'à la Speed Fire démembrée, éclatée par-dessus les rails de sécurité ».

Sans musique, plus rien

Dominique, le chanteur guitariste, est le lien intangible entre les deux amants. Il existe résolument et il est transparent à la fois. Il est le double fantasmé de l'autre, il est le confident. Il est l'écho, la mémoire, le futur. Sans sa voix et sa musique, plus rien.
Sur scène, il traverse librement "le mur" qui sépare les deux amants.
Avant que ce mur ne cède, le public, divisé en deux groupes, ne sait pas ce qui se passe de l'autre coté, dans la vie de l'autre amant. D'ailleurs, il voudrait bien savoir… savoir de quel côté aller, avant de s'asseoir.

Palper le vivant de l'écriture

Avec ce Début de l'A.-là (…), nous présentons au public un couple auteur/metteur en scène en équilibre. Pascal Rambert et Julien Bouffier sont aussi inattendus l'un que l'autre, ont autant soif du « je » l'un que l'autre.
Ainsi le public peut-il palper le vivant de l'écriture et de la mise en scène et leur nécessaire co-expression au cœur de la cité.

Médiation inattendue

Avec le début de l'A., Adesso e Sempre propose un travail de médiation culturelle à « effet d'entraînement », autour de l'écriture jouée, chantée, par des rencontres et des concerts. L'équipe peut se déplacer dans n'importe quel lieu à la rencontre du public… Peut-être d'ailleurs là où le public n'attend pas le théâtre. Le spectacle lui-même peut se jouer hors du théâtre.

Avec

Vanessa Liautey, Alex Selmane / Nicolas Vallet, Dimoné (chanteur-guitariste)

Scénographie Emmanuelle Debeusscher
Vidéo Laurent Rojol et JB

Coproduction Compagnie Adesso e Sempre - CCAS/EDF-GDF - Théâtres de Sète, scène nationale