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+ Les Vivants et les Morts

D'après le roman de Gérard Mordillat
Adaptation et mise en scène Julien Bouffier
Création 2007-08

Julien Bouffier livre à la scène pour la première fois en France l'adaptation des Vivants et les Morts. Une fresque romanesque « qui vous tient à la gorge ».

Cette saga de 9h00 emporte le public au cœur d’un spectacle total hors norme mené à bras le corps par une vingtaine d'artistes, entre sitcom, théâtre et cinéma. Dans un bain musical post-rock en live, Julien Bouffier monte sur scène les Vivants et les Morts comme une série culte avec ses saisons, ses épisodes, ses génériques : un rythme cinématographique énergique de plan-séquences réalistes, violents et parfois crus. Grâce à la vidéo, il démultiplie les points de vue passant de scènes d'ensemble au point de détail, pour suivre au plus près les héros du roman et les rebondissements de l'histoire.

Qui peut vivre ?

Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l'usine ferme, c'est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s'embrase autour d'eux. A travers l'épopée d'une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d'amour d'un jeune couple emporté dans le torrent de l'histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et Dallas sont aussi ceux d'une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques. Dans ce monde où la raison financière l'emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?

Projet en 2 parties

En novembre 07 à Montpellier, le public a pu vivre la saison 1 des Vivants et les Morts : amour, famille, 3-8 à l'usine, surendettement et nuits blanches, résument la vie quotidienne de Rudi et Dallas, et de plusieurs familles ouvrières. On suit leur combat quotidien pour la survie, entre unions et déchirements, solidarité et division, face aux manœuvres d’une nébuleuse financière sans scrupule.
Patrons en fuite, partenaires sociaux en déroute, plan social inacceptable... que reste-t-il aux ouvriers pour peser sur la balance, défendre leur vie, celle de leurs enfants et sauver leur dignité ?
La rage de vaincre...
En décembre 08 à Montpellier et janvier 09 en tournée, avec une fougue extraordinaire, les comédiens tiendront le public hors d'haleine, incarnant avec mordant des héros piqués au vif.
Une saison 2 ciné-rock, au rythme battant, jusqu'au dénouement final, dans une mise en scène percutant les sens.

« Il faut que notre théâtre suscite la joie de connaître, organise le plaisir de transformer la réalité. » Bertolt Brecht

La création des "vivants et les morts" emporte le public au cœur d’un théâtre total, nourri de guitare électrique, de vidéo, de technologies numériques, de poésie... Une saga menée à bras le corps par 20 personnes pendant plusieurs heures. Un théâtre de troupe, de plus en plus rare aujourd’hui…
Une ruade dans nos habitudes de consommateurs de théâtre.

« Celui qui ne dit pas non est mort »

Nous avons créé un certain nombre de « psychotropes » (mass-média culturels, consommation...) qui rassurent, permettent d'oublier les espérances trahies, la difficulté d'exister décemment dans un système qui ne respecte, ni ne favorise l'intégrité de l'homme.
Nous nourrissons ce système chaque jour pour que le mirage persiste dans nos vies cloisonnées, oubliant vite ce qui est arrivé au voisin.

A quoi ça sert ?

Une question ne cesse de me préoccuper, celle-là même que posait François Truffaut, quand il interrogeait Hitchcock : « A quoi ça sert ? » Non pas « qu'est-ce que ça signifie ? », mais « à quoi ça sert ? ».
Le théâtre militant, qui a connu ses lettres de noblesses dans les années 70, a perdu sa force et sa vigueur au fil du temps. Considéré - ou devenu - trop ennuyeux, rébarbatif et désuet dans sa forme, c’est un théâtre du passé qui tente pourtant d’empoigner le présent.
Aujourd’hui, la modernité réside dans le travail de la forme et non pas du contenu. La forme, l’image, l’esthétique prévalent.

Qu’est-ce qu’aujourd’hui le théâtre engagé ? Engagé sur quoi, pour qui ?

Comment ce théâtre peut-il intéresser le plus grand nombre ?

On oppose de manière récurrente le théâtre de divertissement et le théâtre didactique mais pour reprendre les mots du « maître » Brecht : « Ce n'est pas assez exiger lorsqu'on exige du théâtre seulement des connaissances, des reproductions instructives de la réalité. Il faut que notre théâtre suscite la joie de connaître, organise le plaisir de transformer la réalité. »
Il faut réussir à trouver un chemin sensoriel qui perce les défenses, relativise les certitudes et les perceptions.
Remettre en marche l'imaginaire, sa force de projection, d'émancipation.
Je ne veux pas d'un théâtre donneur de leçons mais d'un théâtre qui questionne, porteur d'une promesse de bonheur car il recherche l'émancipation de chacun.

Ce que propose Mordillat n'est pas un roman partisan qui stigmatise des coupables mais un panorama de points de vue qui rend compte des subjectivités de chacun des protagonistes.

« On ne peut pas seulement se rêver et mourir sans jamais avoir vu ses rêves s’accomplir. » G. Mordillat

1ère partie : Les Corps domestiques

Création du 15 au 23 novembre 2007 au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier L-R

2ème partie : Encore

Création décembre 2008 au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier L-R

Avec
. Marc Baylet, Claire Engel, Vanessa Liautey, Olivier Luppens, Stéphane Laudier, Claude Maurice, Jonathan Perez
. Jean-Claude Fall, Fanny Rudelle, Christel Touret (comédiens de la troupe permanente du Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier LR)
. Guillaume Allory, Christophe Devaux, Sylvain Etchegaray, du groupe Absinthe (Provisoire)
. Et la participation de Lucille Paquis (à Montpellier)

Scénographie Emmanuelle Debeusscher et JB
Vidéo Laurent Rojol et JB
Musique Absinthe (Provisoire)
Univers sonore Eric Guennou
Création lumière Christophe Mazet
Costumes Marie Delphin
Régie générale et régie son Julien Meyer
Assistanat à la mise en scène Stéphane Laudier
Travail chorégraphique Hélène Cathala
Photo Marc Ginot

Production Compagnie Adesso e Sempre / Théâtre des Treize vents, CDN de Montpellier L.R / Le Cratère Théâtre d'Alès, scène nationale / la scène nationale de Cavaillon / Culture Commune, scène nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais / L'agora, scène nationale d'Evry / l'Onde, Espace culturel de Vélizy-Villacoublay et avec l'aide à la création de la Région Languedoc-Roussillon

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